Entre prudence et audace : la traversée des portes bancaires (par Me Guillaume Tefengang)
Il appert que les voies par lesquelles une entreprise naissante espère franchir le seuil d’une banque ressemblent souvent à ces longs corridors dont l’ombre inquiète plus que la distance elle-même ; l’issue est parfois visible, mais le chemin qui y conduit se perd en détours imprévus. À qui observe sans hâte, il devient manifeste que cette complexité ne tient pas seulement à la rigueur des règles écrites, mais à une manière d’esprit propre aux institutions luxembourgeoises : prudentes par nature, circonspectes par habitude, et plus portées à examiner qu’à accueillir. Le contraire eût été étonnant, me direz-vous, car l’histoire de cette place financière s’est bâtie sur une lente maturation, in illo tempore, au rythme mesuré de ceux qui savent que la confiance ne se décrète point, mais s’accumule comme une pierre sur l’autre.